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DES ANNÉES 30 AU VOTE ANTI FN

MARSEILLE PROPRE des années 30 …..au vote anti FN

 « L’histoire ne vaut d’être racontée que si elle sert les combats d’aujourd’hui »

Comme dans les années 30, celles de l’occupation, de la libération, Marseille et son peuple seront-ils au rendez-vous de leur histoire ?

Comme dans les années 30, les marseillais ont vu avec Le Pen et Megret les idées de haine, de racisme et d’exclusion tenir le haut du pavé.

Mais avec François Billoux, Jean Cristofol, Paul Cermolacce, Pierre Doize, Guy Hermier…. Marseille a su élever sa voix et vaincre les idées noires du fascisme, celui de Sabiani et de ses gangsters, celui de Hitler, comme celui d’aujourd’hui.

MARSEILLE PROPRE des années 30 …..au vote anti FN

Les années 30 ont marqué Marseille avec la grande campagne pour « Marseille propre » animée par deux communistes, François Billoux et Jean Cristofol.

C’est une grande bataille qui va entraîner les marseillais contre le fascisme et les gangsters, Sabiani, Spirito et Carbone qui avaient fait main basse sur la ville.

Le 25 juin 1934, devant la menace fasciste et un mois avant Paris, communistes et socialistes signent un accord.

En octobre 1934 Jean Cristofol est élu conseiller d’arrondissement de Marseille par toute la gauche. C’est la première fois qu’un communiste est élu dans la deuxième ville de France.

En 1935, le 14 juillet, il y aura 100 000 personnes sur la Canebière. Le Front Populaire se prépare. Les communistes vont défier Sabiani dans son fief. C’est le célèbre meeting du 20 avril 1936 à la place Marceau où François Billoux va directement porter la contradiction à Sabiani.

Au législatives qui suivent, la gauche aura 5 députés à Marseille dont deux communistes, François Billoux et Jean Cristofol. Sabiani qui finira dans la collaboration avec les nazis est battu.

LIBERTÉS, RECONSTRUCTION ET « ÉQUIPES DE CHOC »       des années 30 ….…..au vote anti FN

1939 : La guerre arrive, François Billoux et Jean Cristofol sont arrêtés. Avec 25 autres députés communistes ils seront emprisonnés en différents endroits et déportés à Maison Carrée en Algérie.

Ce sont 27 députés du « chemin de l’honneur ».

Marseille comme toute la France, va résister, se battre et enfin se libérer en 1944.

François Billoux et Jean Cristofol se retrouvent à Marseille, le premier comme ministre de la Reconstruction et le second comme député – maire après avoir mené une nouvelle et grande bataille pour que la ville retrouve ses libertés communales.

Il faut donc reconstruire la ville. Le maire Jean Cristofol va entraîner les Marseillais dans un grand élan citoyen et bénévole, ce sont les fameux « groupes de choc ».

Les usines réquisitionnées. Le programme du CNR (Conseil National de la Résistance) est appliqué et entame, après 1936, une grande période de conquêtes démocratiques et sociales.

 En 1936, en 1946 : les grandes lois sociales conquises avec le parti communiste français :

  • Congés payés
  • Semaine de 40h
  • Conventions collectives
  • Sécurité sociale

GUY HERMIER ET MARSEILLE

                   VILLE « REBELLE »    des années 30 …..au vote anti FN

Succédant à François Billoux à l’Assemblée nationale Guy Hermier, c’est encore et surtout Marseille, cette ville qui fut pour lui l’objet d’un grand amour réciproque. Il en a été toujours la voix, une voix importante, pertinente et respectée par tous. Une voix donnant pleinement la dimension de Marseille, ville – monde, carrefour des civilisations, animée de passions très fortes mêlées à la générosité et la tolérance. Guy Hermier aimait d’ailleurs à répéter souvent ces termes qui lui collaient aussi à la peau « Marseille, ville rebelle ».

  • C’est vrai pour la part qu’il a prise à la vie politique de la cité.
  • C’est vrai dans la part qu’il a prise dans les quartiers nord dont il a été le maire incontesté, comme à l’Assemblée nationale dans les luttes et notamment celle des dockers avec la bataille de la loi de 1992.
  • C’est vrai pour la reconnaissance du génocide arménien.
  • C’est encore vrai de la fin des années 70 jusqu’à sa mort, pour les combats qu’il a menés contre les exclusions, le racisme et la xénophobie, contre le Front national, des combats toujours vainqueurs.
  • C’est toujours vrai, prenant en cela les chemins explorés par François Billoux dont il aimait à rappeler la campagne pour « Marseille-Propre », quand en plein cœur des « affaires » qui agitaient la ville, il élèvera la voix à Marseille et à Paris. Il sera d’ailleurs en 1993, le vice-président de la commission d’enquête parlementaire anti-mafia et le président de la commission d’enquête sur le DPS (service d’ordre du FN) après l’assassinat du jeune Ibrahim ALI.
  • Il était le leader incontesté de Marseille, Marseille révolutionnaire et progressiste, Marseille de gauche, Marseille rebelle.

AFFICHES    des années 30 …..au vote anti FN

Affiche 1 : L’hystérie anti ouvrière et anti communiste aux USA, conduit des innocents à la chaise électrique.

1927 : Deux immigrés Italiens : Sacco et Vanzetti

1953 : Deux citoyens Américains : Ethel et Julius Rosenberg

Affiche 2 : Ils ont électrocuté deux innocents Ethel et Julius ROSENBERG que les assassins soient maudits à jamais.

Affiche 3 : 1924. Réalisée pour les législatives par Grandjouan, fameux dessinateur de gauche du début du siècle, cette affiche du PCF est une réponse à la célèbre caricature du « couteau entre les dents » financée par un comité patronal en 1929.

AFFICHES                 des années 30 …..au vote anti FN

Guerre à la guerre. Du beurre, pas des canons.

Des affiches de la fin des années 50.

Affiche 1 : Le surarmement c’est la hausse des prix quand les casernes se remplissent les porte-monnaie se vident. Édité par le parti communiste français.

Affiche 2 : Pacte de paix des cinq grands et reconstruction dans une France Libre / CHOISIR / Pacte atlantique de guerre et destruction d’une France asservie.

De Marseille propre à la reconstruction de Marseille

Le PCF, va connaître une première grande mutation dans les années 30 à Marseille. Cela va se faire sous l’impulsion de François Billoux (photo en haut à droite) qui sera député de Marseille pendant plus de trente ans, plusieurs fois Ministre à la Libération.

Dans les années 30, Marseille est sous la coupe de Sabiani (qui utilise la pègre avec Spirito et Carbonne) et qui de fait dirige la Mairie. Ce triste personnage finira sous l’uniforme nazi. François Billoux relève le défi et lance une très forte et grande campagne pour « Marseille-propre » qui sera victorieuse. Les Marseillais retrouvent la dignité de leur ville.

Cela va amener de belles luttes contre les factieux en 1934, des pactes d’unité et d’action sont réalisés entre les partis de gauche et auront des résultats avant ceux de 1936 au plan national.

Un autre député de Marseille, Jean Cristofol (ci-contre), va accrocher son nom à la reconstruction de la ville dès la fin de la guerre. Il sera d’ailleurs le premier député à rejoindre Marseille avec les troupes du débarquement de Provence. Il va aussitôt reconstituer la fédération légale du PCF. Il va mener une grande bataille pour que Marseille retrouve ses libertés communales (Marseille était dotée d’un « gouverneur » depuis l’incendie des Nouvelles Galeries en 1938) et en sera d’ailleurs le premier Maire. Et c’est avec lui que vont naître les « troupes de choc », composées de volontaires et qui vont reconstruire la ville, un peu chaque soir, beaucoup chaque week-end. Cette épopée est retracé dans un très beau film : « Voilà Marseille ».